Les garde-côtes italiens ont récupéré 10 corps après le naufrage d’un bateau transportant près de 60 réfugiés et migrants près de l’île de Malte.
Un bateau de pêche a secouru 48 personnes en mer Méditerranée après le renversement de leur embarcation dimanche, ont indiqué les garde-côtes, ajoutant qu’il avait chaviré à environ 45 milles marins (83 km) à l’est-sud-est de Malte après avoir quitté la Libye.
« Les garde-côtes italiens ont immédiatement dépêché un bateau de patrouille dans la zone, qui a jusqu’à présent récupéré 10 corps. Les opérations de recherche dans la zone se poursuivent, coordonnées par les autorités maltaises », ajoute le communiqué.
Il s’agit du dernier d’une série de naufrages de bateaux en Méditerranée cette année, alors que les réfugiés et les migrants continuent de risquer leur vie dans une tentative désespérée d’atteindre l’Europe.
Le début de cette année a été parmi les plus meurtriers en Méditerranée depuis 2014, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies.
L’OIM rapporte qu’au moins 990 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée cette année. L’année dernière, au moins 2 180 personnes sont mortes ou ont disparu.
Ces derniers décès surviennent après que les responsables politiques de l’Union européenne et les États membres se soient mis d’accord en principe sur un nouvel ensemble de règles qui permettraient aux gouvernements d’expulser vers des pays tiers les demandeurs d’asile dont les demandes ont été rejetées.
L’accord, discuté lundi, a été proposé pour la première fois par la Commission européenne en novembre dernier.
Dans le cadre du cadre proposé, qui nécessite encore une approbation formelle, des « hubs de retour » seraient établis en dehors de l’UE, mais le lieu n’a pas été annoncé.
Plus tôt cette semaine, des centaines de manifestants ont manifesté devant le siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Tripoli, la capitale libyenne, l’accusant de chercher à y installer des migrants sans papiers.
Les manifestants brandissaient des pancartes indiquant : « Notre amour pour notre pays n’est pas du racisme » et « La Libye n’est pas la poubelle du monde ».
L’agence des Nations Unies en Libye, la MANUL, a affirmé le droit de tous les Libyens d’exprimer leurs opinions, mais a mis en garde contre la diffusion « d’informations trompeuses et de discours de haine » concernant son travail dans le pays, « qui contribuent à accroître les tensions et à l’incitation à la haine contre les responsables nationaux et internationaux de l’ONU ».