
Publié le 17/05/2026
Dernière mise à jour : 14h00 (heure de La Mecque)
L’armée iranienne a déclaré que Téhéran répondrait avec une force accrue si le président américain Donald Trump mettait à exécution ses menaces contre l’Iran, laissant entendre qu’il s’agissait de frapper les intérêts américains dans la région, tandis que les médias iraniens ont évoqué cinq conditions américaines dans les négociations entre les deux pays.
Le porte-parole des forces armées iraniennes, Abolfazl Shekarchi, a confirmé que toute répétition de cette « folie » de la part de Washington pour compenser ce qu’il a décrit comme son échec dans la guerre se heurterait à une riposte plus ferme, soulignant que la mise à exécution de toute menace américaine exposerait les intérêts américains et les forces affiliées à Washington à des scénarios d’attaque surprise.
Dans un contexte similaire, l’agence de presse Fars, citant des sources bien informées, a révélé que Washington, dans sa réponse à la proposition iranienne, a posé cinq conditions principales relatives au déroulement des négociations et au dossier nucléaire iranien.
D’après les sources, les conditions américaines comprenaient :
- Refus de verser toute indemnisation à l’Iran
- Téhéran livre 400 kilogrammes d’uranium enrichi aux États-Unis
- L’Iran a suspendu ses activités dans toutes ses installations nucléaires, à l’exception d’une seule.
- Le refus de débloquer les avoirs gelés de l’Iran
- Arrêtez la guerre sur tous les fronts
Les sources ont confirmé que la réponse américaine conditionnait la cessation des hostilités sur différents fronts à la conduite des négociations, ce qui indique l’insistance de Washington sur le fait que le processus de négociation est une condition préalable à la réduction de l’escalade régionale.
Les négociations sont au point mort.
Trump a publié sur sa plateforme Truth Social une photo montrant des navires de guerre, dont un bateau arborant le drapeau iranien, avec la légende « Le calme avant la tempête ».
Plus tôt, Trump avait déclaré à la chaîne française BFM que l’Iran aurait beaucoup de difficultés si aucun accord n’était conclu, précisant qu’il ne savait pas si un accord serait trouvé prochainement.
Suite à l’échec de ses négociations avec l’Iran, les États-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens le 13 avril, y compris ceux situés sur le détroit d’Ormuz , vital pour l’approvisionnement énergétique mondial.
L’Iran a réagi en empêchant les navires de traverser le détroit, sauf en coordination avec lui, craignant que la trêve en vigueur depuis le 8 avril ne s’effondre si aucun accord pour mettre fin à la guerre, qui a fait grimper les prix de l’énergie et les niveaux d’inflation dans le monde, n’est conclu.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran qui a fait plus de 3 000 morts, selon Téhéran, qui a lancé des attaques de représailles ayant tué des Américains et des Israéliens.