
Publié le 14/05/2026
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Dernière mise à jour : 23h53 (heure de La Mecque)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi son intention d’engager des poursuites judiciaires contre le journal américain The New York Times et l’un de ses journalistes pour diffamation, suite à la publication d’un rapport documentant les violences sexuelles perpétrées par des soldats, des gardiens de prison et des colons israéliens contre des prisonniers palestiniens.
Netanyahu a expliqué qu’il avait demandé à ses conseillers juridiques d’étudier les « mesures juridiques les plus sévères » contre le journal et le journaliste chevronné Nicholas Kristof, qui avait préparé l’enquête depuis la Cisjordanie occupée, documentant ces attaques.
Certificats certifiés
Le New York Times a défendu le rapport, signé par Kristof, soulignant qu’il était basé sur les témoignages de 14 hommes et femmes, qui avaient fait l’objet d’une vérification et d’un examen approfondis auprès de témoins, d’avocats et de membres des familles des victimes.
L’enquête, intitulée « Le silence face au viol des Palestiniens », a documenté des détails choquants, indiquant que la violence sexuelle est devenue une « politique systématique » au sein des centres de détention israéliens.
Parmi les témoignages inclus dans le rapport figuraient les actes de torture, de déshabillage forcé, d’agression physique et de traitement humiliant infligés au journaliste Sami Al-Sa’i, sous les railleries des gardes qui filmaient la scène. Le rapport relatait également le viol d’une agricultrice à l’aide d’une matraque, à trois reprises en une seule journée, ainsi que le témoignage d’un journaliste de Gaza brutalement attaqué par un chien policier alors qu’il avait les yeux bandés.
Les violations ne se limitaient pas aux hommes, comme le révèle le rapport de Christophe : des agressions ont également été commises contre des femmes et des enfants. Le témoignage d’une femme, attachée à une table en métal, a été relaté ; elle a été soumise à des agressions et à un chantage, filmée pendant deux jours.