Le président cubain Miguel Diaz-Canel (à droite), le colonel Raul Guillermo Rodriguez Castro (au centre), petit-fils de l’ancien président Raul Castro, et le ministre des Forces armées, le général Alvaro Lopez Miera, assistent aux funérailles des 32 soldats cubains tués lors de l’incursion américaine au Venezuela au cimetière Colon de La Havane, à Cuba, le 16 janvier 2026 [Adalberto Roque/AFP]

Le président cubain Miguel Diaz-Canel affirme que son pays ne constitue pas une menace, mais qu’il se défendra contre toute agression si nécessaire.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déclaré que l’île ne recherchait pas la confrontation, mais a averti qu’une action militaire des États-Unis contre elle entraînerait un « bain de sang ».

Le président a déclaré lundi dans un message publié sur les réseaux sociaux que Cuba ne représente pas une menace et n’a aucune « intention agressive » envers aucun pays, mais qu’elle a le « droit légitime absolu » de se défendre si les États-Unis mettent à exécution leurs menaces militaires croissantes .

« Les menaces d’agression militaire contre Cuba de la part de la plus grande puissance mondiale sont bien connues », a déclaré Diaz-Canel, en référence aux États-Unis. « La menace elle-même constitue déjà un crime international. Si elle se concrétisait, elle déclencherait un bain de sang aux conséquences incalculables, sans parler de l’impact destructeur sur la paix et la stabilité régionales. »

Ces déclarations du président cubain interviennent au lendemain d’un article du média Axios, citant des informations classifiées qui lui ont été communiquées, affirmant que Cuba a amassé plus de 300 drones et pourrait lancer une attaque contre les forces militaires américaines ou l’État américain de Floride.

Ce rapport, accueilli avec un scepticisme marqué, intervient après des mois de menaces de la part de l’administration du président américain Donald Trump, laissant entendre que les États-Unis pourraient renverser le gouvernement cubain par la force militaire et un blocus énergétique qui a fragilisé l’économie déjà précaire du pays et provoqué des coupures de courant à l’échelle nationale.

Le blocus énergétique a accentué les difficultés de la population de l’île, qui lutte depuis longtemps contre la répression politique du gouvernement cubain et les restrictions économiques imposées par les États-Unis.

Lundi, l’administration Trump a continué d’intensifier sa campagne de pression contre le gouvernement cubain, en annonçant des sanctions contre la direction du renseignement de l’île.

Mais l’île est soumise à un embargo commercial américain total depuis les années 1960, et on ignore ce que permettront d’accomplir ces sanctions supplémentaires.

Reactions in Cuba to the most recent US pressure campaign have ranged from defiance to exhaustion and protests.

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“I know Cuba is a strong country. Cubans are very brave, and they are not going to find us unprepared,” 57-year-old Sandra Roseaux told the news service Reuters.

“If they come, they will have to fight, because Cuba will respond. My country, hungry or however it may be, will respond. It is better that they do not come because there will be a fight.”

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